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Balades historiques

Redécouvrir la ville et l’histoire en flânant.

Non, non, non, il ne s’agit pas de visites guidées, pas plus que des conférences marchées…

Ah non, et pourquoi ?

Parce que les visites renvoient à une activité touristique, avec un guide qui traîne derrière lui un groupe. Le but des visites, c’est d’aller vite, de mener les gens aux endroits connus, de les leur montrer sous un jour attendu, afin qu’ils remplissent leur album photo de clichés convenus. Nous préférons prendre le temps de marcher, de flâner, pour montrer l’insolite, pour prendre le temps d’expliquer, pour laisser aux participants le soin d’intervenir, d’intégrer le sujet abordé.

Les Touristes (1970) par Duane Hanson (1925-1996). Résine et matériaux divers

Oui, mais les conférences ?

Le terme de conférence renvoie vite à une image professorale où l’intervenant monopolise la parole. Flâner, c’est aussi débattre, c’est échanger. Après tout, certains philosophes grecs ne donnaient-ils pas leur cours en marchant ?

Flâner, mais à quoi bon ?

Plan de Mérian (vers 1615), par Matthäus Merian (1593-1650).

Tout d’abord parce que l’histoire n’existe pas que dans les livres. L’histoire s’est aussi inscrite dans le paysage, urbain ou rural. Elle n’en devint que plus vivante, et plus abordable aussi. Vous pouvez voir cinquante fois une photo du Colisée sans ressentir ce que cela faisait d’être dans un cirque antique. En allant aux arènes de Lutèce, les sensations sont là parce que les lieux sont là.
Parce que les pratiques urbaines contemporaines veulent nous inciter à aller vite, à courir d’un point A à un point B sans se soucier de ce qu’il y a autour. C’est le meilleur moyen d’être partout, mais surtout d’être nulle part ; cela provoque, en fin de compte, un désintérêt profond pour l’endroit où nous vivons, avec pour conséquence le refus de se penser dans la cité.
Les balades, c’est l’inverse. Elles incitent à ralentir, à comprendre pourquoi la ville est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Le tissu urbain ne demeure plus ainsi un ensemble de vagues souvenirs nostalgiques ou un corps étranger, un espace sans relief, mais un ensemble de lieux denses, que l’on comprend plus facilement, face auxquels on peut se positionner.
Plus concrètement, les balades permettent aussi aux Parisiens (et aux banlieusards) de réinvestir le centre de la capitale en l’interrogeant, un centre de plus en plus transformé en musée de cire et livré à l’industrie du tourisme (2).
Pour aider à cela, l’intervenant se munit généralement de cartes, d’iconographies d’époque (miniatures, photos, peintures, graphiques, cartes). Nous fournissons aussi, après la balade, une bibliographie qui permettra à celles et ceux qui le désirent de creuser le sujet chez eux.

D’accord, mais vous proposer quel type de balade ?

Paris, pour l’instant. Non pas parce qu’il s’agit de la plus belle ville du monde (ne soyons pas chauvin), mais parce que nous y vivons, nous nous y promenons très souvent et que nous commençons à bien la connaître. Les balades sont organisées soit de manière chronologique, soit de manière thématique. Libre à vous de choisir. Quelques exemples :

  • Paris antique : Où l’on s’apercevra que, loin d’être un village gaulois résistant encore et toujours à l’envahisseur, Lutèce a été, avant tout, une création romaine.
  • Paris au Moyen âge : loin, très loin des images d’Epinal de Victor Hugo.
  • Paris sous la Révolution : une balade pour reprendre la Bastille avant de changer à République.
  • Paris haussmannien : les grandes percées d’Haussmann et de ses prédécesseurs. Une époque où paris se dressa contre Paris, où Paris devint la capital du XIXe siècle et dont nous voyons encore les traces aujourd’hui.
  • Les ponts de Paris : une balade fleuve.
  • Les palais de Paris : comment les monarques ont-ils imposé leur pouvoir à travers l’espace urbain de la capitale.
  • Les photographes et Paris : une balade en chambre (noire) et en un clic.
  • Les enceintes de Paris : à chaque époque ses murs, qui protègent, mais aussi qui séparent.
  • Deux rues parisiennes à travers l’histoire et la géographie : la rue Saint-Denis et son double, la rue Saint-Martin. Le voie royale et l’ancienne grande voie romaine à travers les âges.

Si vous avez d’autres envies, n’hésitez pas à nous contacter. Nous sommes toujours preneurs de nouvelles idées.

Et le prix dans tout ça ?

Dites, restez poli. Le prix, cela dépend de plein de choses : qui demande, le nombre de personnes, le temps de balade demandée, du cours de nos SICAV. Plutôt que de vous offrir un tableau complexe, contacter nous. Nous en discuterons autour d’un bon café.

Ok, ça marche…

C’est malin.

1. Voir, au sujet de la ville devenue un simple lieu de flux et de reflux, l’excellent article de Vincent Doumayrou : « Veut-on singapouriser la Flandre ? », paru dans Le Monde diplomatique d’avril 2010.

2. A propos de la muséification de Paris, un autre article paru dans Le Monde diplomatique d’août 2011 par Benoït Duteurtre : « Charming Paris ».

3 réponses à Balades historiques