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Cinéma, cinéma, tchi tcha…

Bah alors, comme ça, vous vous transformez en critiques de cinéma.

Que nenni ! Merci, on a déjà suffisamment de travail comme ça. Non, en fait, dans cette rubrique, nous allons analyser les rapports entre histoire et cinéma.

A ouais, critiquer les anachronismes des films.

Non, non, non… il ne s’agit pas de critiquer les anachronismes des films, d’autant que n’importe quel historien sérieux vous dira que reconstituer parfaitement le passé est un illusion. Comme l’explique Umberto Eco avec son concept d’hyperréalité, à force de vouloir faire du « vrai », de rechercher « l’authenticité », on fausse la réalité (par exemple, on va tenter de reconstituer un vrai village du Moyen âge avec des Moyen d’aujourd’hui, en rajoutant, pour combler les manques de l’histoire et de l’archéologie, des éléments qu’on estime authentiques1).

Non, il s’agit de comprendre, dans une série d’article, pourquoi les anachronismes existent, et, au-delà, la vision de l’histoire défendue par le cinéaste, vision qui ne maquera pas d’influencer le public tant la diffusion du 7e art est grande et le pouvoir des images fort.

William Blanc

 

 

  1. Pour une première approche, voir cet article intéressant : Brown D., 1999, « Des faux authentiques. Tourisme versus pèlerinage », Terrain, n° 33, pp. 41-56. Voir aussi La Guerre du Faux d’Eco.